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Mur [myR] n.m. - v.1000 ; lat. murus. Ouvrage de maçonnerie qui s’élève verticalement ou obliquement sur une certaine longueur et qui sert à enclore, à séparer des espaces ou à supporter une poussée. « Etant donné un mur, que se passe-t-il derrière ? » Jean Tardieu.
Chaque semaine, les cinq premières minutes de la rencontre-débat sont consacrées à la présentation, en images, d’une proposition artistique sur/autour/à propos d’un mur. Parmi les projets présentés : une danse verticale sur un mur médiéval (cie Retouramont, Réflexion de façade), un mur en mouvement qui interroge la division urbaine (Nadim Karam, Split cities), des mots d’écrivains et d’habitants sur les murs d’un quartier parisien (Malte Martin, Mots Publics à Saint Blaise), des paroles de murs chantées et chorégraphiées (Deuxième groupe d’intervention), un mur pignon support de collages et peintures éphémères (M.U.R., Modulable Urbain Réactif, rue Oberkampf à Paris), des portraits rapprochés d’israéliens et de palestiniens sur le mur en Palestine (JR, FACE 2 FACE)... chaque semaine avant la rencontre-débat de 19h à 19h05.
Des préludes organisés par Amanda Abi Khalil, Mélanie Fioleau, Léa Marchand, étudiantes au sein du Master Projets Culturels dans l'Espace Public. Dans le cadre du cycle art [espace] public, dix rencontres-débats proposées du 25 janvier au 28 mars 2008 à la Sorbonne par le Master 2 Projets Culturels dans l'Espace Public de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque. Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication. Sous la direction de Pascal Le Brun-Cordier, professeur associé à Paris 1, directeur du Master. PROGRAMME JR, « Face2Face » Exposition d’art Urbain / Photographie
« C’est pour montrer qu'au-delà de ce qui les sépare, Israéliens et Palestiniens se ressemblent suffisamment pour pouvoir se comprendre que JR – à la photo - et Marco – au stylo - ont entrepris de réaliser, sans autorisation, la plus grande exposition d’art urbain au monde.
Des hommes et des femmes, Israéliens et Palestiniens, exerçant le même métier ont ainsi accepté de pleurer, de rire, de crier ou de grimacer devant l’objectif de JR. Les portraits réalisés ont été collés face à face, dans des formats gigantesques des deux cotés du Mur de Séparation / Barrière de Sécurité et dans plusieurs villes. Une salutaire démonstration en images que l'art et le rire peuvent ensemble faire reculer les préjugés.
Le livre Face 2 Face revient sur cette aventure donquichottesque. Il rassemble 41 portraits, des témoignages, les photos de ces portraits collés in situ ainsi que des clichés réalisés sur le vif. » http://www.face2faceproject.com Face 2 Face, Marco, JR, ed. Alternatives (2004) Vendredi 25 janvier 2008, de 19h à 19h05 à la Sorbonne, amphi Richelieu Précédant la rencontre-Débat La ville comment ça marche ?
Luc Martinez, « Le Mur d’Alice » Installation sonore
Luc Martinez est compositeur et designer sonore pour des espaces muséographiques et culturels, mais également pour le théâtre, la danse et l’image. Il réalise des installations sonores interactives depuis 1989.
L’installation Le Mur d’Alice, présentée en 2004 dans le cadre du festival Emergences, met à profit les nouvelles technologies de diffusion sonore, en proposant au public, sur le parvis de la Cité des sciences et de l’industrie, de traverser un véritable rideau musical parfaitement rectiligne dont les matières sonores évoluent tout au long de la journée.
En s’appuyant sur l’architecture du parvis, Le mur d’Alice, ainsi nommé en référence au conte de Lewis Caroll, reconstitue par le son la partie absente de cette barrière de granit qui relie les deux bassins situés de part et d’autre de la passerelle. Le public quittant ou rejoignant la Cité des sciences et de l’industrie franchit consciemment ou non ce miroir sonore, faisant ainsi l’expérience discrète d’une nouvelle signalétique urbaine répondant de façon inhabituelle à son environnement immédiat.
Vendredi 1er février 2008, de 19h à 19h10, à la Sorbonne, amphi Bachelard Précédant la rencontre-Débat La ville comment ça sonne ?
Malte Martin, graphiste et plasticien « Mots publics à St Blaise » « Cité de l’immigration »
« Les murs de la ville débordent d'enseignes clignotantes, l'incarnation de la marchandisation du monde. Les murs transpirent le temps de la ville, rythmé par les inscriptions, les graphes, ses tatouages. Les murs de la ville accueillent les affiches, peau du monde en palimpseste. »
Parallèlement à sa pratique de design graphique pour le théâtre, la danse et la musique contemporaine, Malte Martin a ouvert avec agrafmobile un champ artistique qui investit l’espace urbain et les territoires du quotidien. C’est en même temps un espace d’expérimentation entre création visuelle et sonore, le geste et le signe.
www.agrafmobile.net — www.atelier-malte-martin.net
Publications : - design&designer, 014_Malte Martin, éditions Pyramyd, 2004 et 2007 - 100 graphic designers. Area, Phaidon Press Ltd., oct 2003 Vendredi 8 février 2008, de 19 h à 19h05, à la Sorbonne, amphi Richelieu Précédant la rencontre-Débat Dans les interstices des villes...
EunSook Lee, « Vanished Berlin Wall » Installation / Art plastiques
Eun Sook Lee, artiste coréenne œuvrant dans les domaines de la conception lumière et de la création textile, a reproduit une partie du mur de Berlin, sous la forme de onze bandes fluorescentes et de segments transparents. Baignant dans une lumière ultra-violet, l’installation a été réalisée devant le porte de Branderbourg à Berlin jusqu’au 9 novembre 2007, date commémorant la chute du mur de Berlin en 1989.
5000 noms de coréens figuraient sur ce mur lumineux et « textile », autant d’histoires individuelles qui contribuent à la constitution d’une mémoire collective. Le projet porte sur le destin des familles séparées, des personnes qui ont perdu la vie en essayant d’enjamber la « frontière », et évoque la fracture culturelle commune qu’ont subi l’Allemagne et la Corée à cause de la présence du mur.
Un monument éphémère pour la mémoire ancré sur le lieu même de ce qui est commémoré, enfin un monument « vivant », à la fois signal et moteur pour le souvenir, un monument qui remplit sa fonction de lieu de rencontre, celui de deux Histoires, deux cultures, mais d’un même destin autour d’un mur.
Vendredi 15 février 2008, de 19h à 19h05, à la Sorbonne, amphi Richelieu Précédant la rencontre-Débat Les Nuits Blanches en débat (qui commence à 16h)
Nadim Karam, Atelier Hapsitus, « Split Cities » Animation vidéo
Un mur qui se construit, une ville divisée et des silhouettes humaines et animales… Nadim Karam fondateur de l’atelier Hapsitus à Beyrouth, aborde la thématique du mur, dans son travail artistique, graphique et architectural.
La réalisation de cette animation a été interrompue par la guerre de juillet 2006 à Beyrouth, et la vidéo a été produite sous sa forme inachevée. Les animaux qui apparaissent dans la vidéo font référence aux sculptures urbaines qu’a réalisées l’artiste à Beyrouth et dans d’autres villes du monde.
Ces sculptures qu’il nomme « urban toys » (jouets urbains) comme le montre la vidéo à travers le mur, ont pour but de dissoudre les frontières. « Elles sont le langage que j’emploie pour mes interventions urbaines, elles démolissent toutes les frontières, sociales, politiques… elles jouent le rôle de médiateurs de la paix… ». L’animation vidéo Split Cities est une réflexion poétique sur le mur en Palestine…
Vendredi 22 février 2008, de 19h à 19h05, à la Sorbonne, amphi Bachelard Précédant la rencontre-Débat Second Life : copié-collé ou nouveau monde ?
Jean Faucheur, « MUR » Modulable Urbain Réactif Affichage artistique
Après une formation aux Arts Déco, Jean Faucheur se destine au métier de peintre. Rapidement, il investit l'espace urbain en s'appropriant les panneaux publicitaires comme espace de diffusion de ses œuvres. Il ne se dit pas tant contre la publicité que pour la peinture. En 2002, avec les artistes Tom-Tom et l’Atlas, il crée le projet MUR, Modulable Urbain Réactif, qui vise à mettre en place un cycle d'affichage artistique dans la ville.
Au cœur du 11ème arrondissement, à l'angle des rues Oberkampf et Saint Maur, depuis cinq ans, de nombreux artistes urbains, seuls ou en collectif, ont investi un panneau publicitaire en y collant des œuvres originales (peinture, collage, encre, aérosol) de 3 mètres par 8, ou en les réalisant in situ sous forme de performances. Cible systématique des artistes, ce panneau a peu à peu été détourné de sa fonction publicitaire offrant ainsi aux habitants du quartier un espace culturel unique à Paris, sorte de musée éphémère dont les œuvres sont promises à la destruction, au rythme des recouvrements publicitaires.
Des vernissages publics sont organisés tous les quinze jours, pour chaque nouveau collage ou création d'œuvre, suscitant une véritable réflexion sur la place de l'art dans la ville parmi les sympathisants et les associations de riverains.
http://www.associationlemur.com Vendredi 7 mars 2008, de 19h à 19h05, à la Sorbonne, amphi Richelieu Précédant la rencontre-Débat Zones artistiques autonomes temporaires
Retouramont, « Réflexion de façade » Danse verticale
De la danse verticale sur un mur médiéval… « Le corps n’a pas la capacité de bouger par lui-même, il a besoin d’un appui extérieur, solide comme un mur ou virtuel comme un faisceau lumineux. »
Dans le château de Kerjean (Finistère), des corps ont fusionné avec le contexte spatial. La performance poétique est le résultat d’une profonde interaction entre un mur de château fort et des corps défiant les règles de la gravité. La compagnie de danse contemporaine Retouramont, fondée en 1995 par Geneviève Mazin et Fabrice Guillot, prend comme matière l’objet urbain et architectural en questionnant la relation du corps à son environnement. http://pagesperso-orange.fr/cie.retouramont Vendredi 14 mars 2008, de 19h à 19h05, à la Sorbonne, amphi Bachelard Précédant la rencontre-Débat L’art à travers champs
Deuxième Groupe d'Intervention, « Paroles de murs, foire et tragédie » Théâtre de rue
Créé en 1995, Deuxième Groupe d’Intervention, regroupé autour du projet artistique d’Ema Drouin, explore l’intervention théâtrale in situ. Faisant régulièrement appel à des chorégraphes, performeurs ou des écrivains pour ses créations, elle imbrique la proposition artistique et le lieu investi pour provoquer des rituels poétiques et imaginaires. « Mon envie, pour ce projet, était de me confronter aux murs, murs de la ville, dans la ville et de m'octroyer un espace, celui d'une rue, entière, débarrassée de ses véhicules, redonnée au silence ». Ema Drouin « Paroles de murs » est le spectacle-rituel qui concrétise cette envie. Le mur est le dépositaire des histoires et de la mémoire de huit femmes. Il est comme la peur de l'homme, celui à qui elles parlent mais que l'on n’entend pas : présence muette qui ne se révélera qu'à la fin. Un mur long et fort (de prison, de cimetière, de carmel…), toile immense où se dessinent les corps et les gestes des actrices, matière qui devient poussière dans leurs mains ou piédestal pour s'adresser à tous. Ici le mur est tour à tour support, exutoire et objet de méditation. À travers des photographies et des captations vidéos du spectacle, la lecture du recueil de textes « Paroles de murs » et nos discussions avec Ema Drouin, nous avons peu à peu appris à connaître ce spectacle, son histoire, ses enjeux, sa complexité. Finalement nous avons choisi de ne pas le présenter mais de travailler sur sa matière même, de partir des traces qu'il en reste pour faire une nouvelle proposition. Nous avons choisi plusieurs textes du recueil « Paroles de murs », écrit par Claudine Galéa, et travaillé avec Ema Drouin à une mise en lecture des textes et extraits sélectionnés.
Vendredi 28 mars 2008, de 19h à 19h05, à la Sorbonne, amphi Richelieu Précédant la rencontre-Débat Espace public sous contrôle : les artistes veillent
Informations à venir
Vendredi 28 mars 2008, de 19h à 19h05 à la Sorbonne, amphi Turgot Précédant la rencontre-Débat Espace public sous contrôle : les artistes veillent Les amphithéâtre sont accessibles 30mn avant le début des rencontres-débats, et les rencontres commenceront à l'heure indiquée ! Ecouter en ligne des extraits significatifs de chaque rencontre-débat, montés et mis en ondes par Radio Grenouille, Marseille (réalisation : Xavier Thomas), partenaire du cycle, sur le site du Master Projets Culturels dans l'Espace Public. Postez vos réactions, vos analyses, des liens vers des projets...
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5 Commentaires
5"Le Mur de Membrois" Les Membros au pied du mur La compagnie chorégraphique brésilienne est en tournée dans toute la France n mur suffit à la compagnie brésilienne de hip-hop Membros pour vendre et imposer son talent. Un mur surplombant un sol en goudron ou de béton : c'est mieux. Ce mur est devenu depuis 2005, date de leur premier passage en France aux Rencontres de La Villette, le symbole des Membros, actuellement en tournée dans toute la France. Transportable sur scène dans le spectacle Elemento Bruto/Raio X (2003) ou simplement localisée au pied d'une barre d'immeuble, cette paroi en dur se déplace d'un lieu à l'autre, de l'intérieur des théâtres au plein air des cités de tous les pays, sans perdre son sens ni sa force d'impact. Elle est aussi la plus juste scénographie du hip-hop car métaphore sociale et politique imparable : c'est contre un mur que les délaissés des banlieues de Paris, Lille ou Rio rouillent et passent leur temps au point d'y laisser en creux les traces des contours de leurs corps. Dans Meio Fio (2006), pièce en plein air pour sept interprètes masculins, les danseurs se tapent la tête dessus, s'y projettent comme des boulets de canon, s'assommeraient presque, pour retomber par terre d'un coup sec. Ils s'élancent dans des séquences de break épatant ou s'accrochent les uns aux autres dans des étreintes sauvages. Meio Fio signifie " au bord du trottoir ", un lieu où vivent nombre de Brésiliens, dans la rue. Certains des danseurs de la compagnie en viennent et savent donc qu'au pied du mur la vie c'est quitte ou double. Raide et violente, cette pièce au contenu somme toute très simple se révèle bouleversante, car chargée de vérité. L'artifice de la représentation ne lui ôte rien de son implacable urgence tant ses interprètes possèdent des qualités rares : une vraie rudesse, une façon de se jeter dans la danse qui dépasse le spectacle. La façon dont ils se donnent des claques dans le dos et se serrent dans les bras les uns des autres à la fin de chaque pièce n'a rien d'une signature collective. C'est une sorte de pacte renouvelé où l'on perçoit le bonheur et le soulagement des danseurs à être là, toujours vivants. INTIME ET SPECTACULAIRE A côté des performances hip-hop que l'on connaît, Meio Fio montre des hommes en train de se gratter comme sous l'effet de drogues ou de se dévorer le bras en grognant comme un chien ronge son os. Pas d'effet de citation de réel qui laisse mal à l'aise. Les Membros n'empruntent ni ne s'approprient rien qui ne leur appartienne. Leur crudité, leur cruauté, ils l'ont en eux. Dans son absence de décalage, cette pièce possède un indice de vérité intime et spectaculaire très fort, représentatif de l'identité de la compagnie. Fondée en 1999 par Paulo Azevedo et Taïs Vieira à Macaé (200 000 habitants et le taux d'homicides le plus fort du Brésil), cette troupe rassemble des jeunes gens recrutés lors d'ateliers menés par le couple de chorégraphes. Parmi leurs sources d'inspiration, des textes sur le système carcéral brésilien décrit par des prisonniers. Depuis 2004, les danseurs donnent eux aussi des cours à 150 adolescents au sein du CiemH2 (Centre d'études intégrées du mouvement hip-hop de Macaé). Une belle histoire qu'ils semblent revivre à chaque représentation de Meio Fio. Rosita Boisseau Meio Fio, des Membros . Le 5 mars, L'Espal, Le Mans (72). Le 15 juin, Les Halles de Schaerbeek, Bruxelles (Belgique). Du 21 au 23 juin, festival Excentriques, Amboise (37). Les 28 et 29 juin, festival Solstice, Antony (92). Du 1er au 3 juillet, Les Tombées de la Nuit, Rennes (35).
4Commentaire Pardon: www.eunsooklee.com
3Commentaire Voyez donc le site de l'artiste Eun Sook Lee pour y voir plus de ses pieces d'art: www.comberlin.com. Merci
2Commentaire Bonjour, Voici le lien du site de JR, vous y trouverez tous les contacts. www.jr-art.net/ Merci
1"JR" j'ai vu le film que vous avez projeté vendredi, sur JR. comment peut-on contacter l'artiste ?
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